Reconstituer entièrement une dent manquante : voilà en quoi consiste un implant dentaire. Il s’agit d’une opération qui permet de rectifier une béance dentaire minime ou importante et de retrouver une belle dentition, un beau sourire et la fonction de la mastication. Elle se déroule en plusieurs étapes. En savoir davantage dans cet article.

Implant dentaire : définition et indications

Généralement en titane, un implant dentaire est une racine artificielle fixée dans l’os de la mâchoire. L’objectif est de remplacer une ou plusieurs dents défaillantes ou absentes. Ainsi, pour combler le trou dentaire, il s’agira de créer une racine artificielle dans l’os, acte préalable à une pose de prothèse. Il s’agit d’une solution recommandée aux personnes victimes d’une perte de dents à la suite d’une infection de la bouche ou à un accident. Ainsi, grâce aux nouvelles technologies, l’implantologie leur permet de retrouver des dents neuves avec toutes les fonctions et l’esthétique qui vont avec.

Les différentes étapes de l’intervention d’un implant dentaire

Une opération d’implant dentaire débute toujours par une planification du traitement après un diagnostic établi par radiographie, scanner, moulage de la bouche ou encore modélisation informatique. L’opération elle-même se déroule en deux étapes.
La première étape de la chirurgie consiste à réaliser la fusion de l’implant sur l’os récepteur en ouvrant la muqueuse de la gencive. Le patient observera ensuite une période de latence afin de permettre l’ostéo-intégration, la cicatrisation de l’os autour de l’implant. Cette phase d’attente appelée ‘’mise en nourrice’’ dure 3 mois s’il s’agit d’une mâchoire inférieure (mandibule) et environ 3 pour une mâchoire supérieure (maxillaire). Par ailleurs, si la pose d’implant concerne les dents de devant, le dentiste peut toutefois opter pour la pose d’une couronne provisoire tout juste après la pose de l’implant, cela pour des raisons esthétiques. On parle dans ce cas d’implant à ciel ouvert.
À la seconde étape de l’intervention, le chirurgien prend l’empreinte dentaire afin de placer la prothèse après la cicatrisation totale de l’os et de l’implant. Cette phase de l’opération dure en moyenne 91 minutes, période durant laquelle le patient sera sous anesthésie locale. Quant à la méthode d’implantation, le spécialiste dispose de deux techniques :

  • La barre de rétention : souvent posée sur quatre implants, elle permet de soulager fortement la gencive en la maintenant en place ;
  • Les boutons-pression : très abordables, ils sont directement vissés sur les implants et permettent d’éviter les risques de soulèvement des dents prothétiques.

Les contre-indications de l’implantologie

La principale condition pour être éligible à cette opération est de disposer d’un os en bon état. Cependant, il convient de souligner que la pose d’un implant est interdite lorsque le patient est atteint de certaines affections comme le diabète, les maladies cardiaques affectant les valves, ou de certains cancers par biphosphonates. À cela s’ajoute l’insuffisance rénale, le tabagisme, l’hypertension, le diabète, le bruxisme, les maladies valvulaires et certaines allergies qui constituent des contre-indications et peuvent entraîner l’échec de l’implant. Par ailleurs, au cas où le patient bénéficie d’un traitement médical en cours, il doit impérativement le signaler au chirurgien-dentiste.
Certes, l’âge ne figure pas parmi les contre-indications de l’implantologie, mais les enfants doivent attendre la fin de la croissance des maxillaires, entre 17 et 18 ans, avant de pouvoir la subir. Enfin, au cas où l’implant dentaire est proscrit à un patient, ce dernier peut recourir à d’autres solutions, comme un appareillage dentaire amovible ou un bridge s’appuyant sur les dents adjacentes.

Combien coûte un implant dentaire ?

Le prix d’un implant dentaire dépend de plusieurs facteurs dont le coût de la prothèse, la difficulté de réalisation, les matériaux utilisés, mais aussi les frais et charges liés au cabinet et au personnel médical. L’implant coûte en moyenne 1400 euros et peut osciller de 800 à 2500 euros, voire plus.
Seul bémol, les implants dentaires ne sont pas remboursés par la sécurité sociale contrairement aux bridges et aux appareils amovibles. Si vous avez alors une mutuelle, renseignez-vous auprès d’elle sur les remboursements qu’elle propose pour ces opérations chirurgicales.